La dernière vague du Baromètre d’image d’Ipsos réalisé pour Le Point / Posternak Margerit au mois de février vient d’être publiée.

Pour mémoire, on rappellera que ce baromètre est construit en interviewant un échantillon national représentatif de la population française, composé de 943 personnes âgées de 18 ans et plus.

La question posée est la suivante :
« Je vais vous citer un certain nombre de grandes entreprises françaises. En fonction de ce que vous avez entendu dire d’elles ces derniers mois, dites-moi si vous en avez une très bonne image, plutôt bonne image, plutôt mauvaise image ou très mauvaise image ? »
L’indice d’image correspond à la différence entre le % des interviewés déclarant avoir une bonne image et le % des interviewés déclarant avoir une mauvaise image de l’entreprise.

Les noms de 30 entreprises françaises sont proposés aux interviewés. Parmi celles-ci, une seule entreprise alimentaire « Danone ». Alors que la France se pose comme un champion de l’agro-alimentaire, il est révélateur qu’Ipsos n’ait pas pu lister une autre entreprise de l’agroalimentaire (Pernod-Ricard aurait pu quand même être candidate). L’industrie agro-alimentaire, au travers de ses coopératives n’a pas su créer des entreprises de taille nationale ou encore moins européenne qui existent en tant qu’entreprises et non seulement au travers de leurs marques ou pire de leurs seuls produits. Ce fait est caractéristique d’une grande faiblesse des entreprises du secteur.

Pour aggraver l’analyse, il apparaît que 5 enseignes de distribution sont classées dans les 10 premières !! On trouve donc dans l’ordre Leclerc (3), Auchan (6), Carrefour (7), Intermarché (9) et Casino (10). Il semble donc que les consommateurs se trouvent plus en affinité avec les enseignes de la grande distribution qu’avec les marques ou entreprises de l’alimentaire. On n’oubliera pas que seules les entreprises françaises sont intégrées de ce baromètre et que l’image de sociétés telles que Nestlé ou Coca-Cola n’est pas mesurée.

Quoi qu’il en soit, il est urgent pour les industriels de l’alimentaire
1/ de créer des marques fortes,

2/ de créer entreprises visibles et compréhensibles pour le grand public,
faute de quoi le secteur ne pourra résister à des retournements de marché et à des rachats par des entreprises étrangères.

Pour en savoir plus, voir les résultats complets sur le site d’Ipsos.