Dans sa stratégie de conquête des femmes, McDonald’s avait déjà redéfini son offre produit avec les fameuses salades Chicken Caesar et Chicken Bacon Ranch à compléter par un yaourt au fruit et des fruits à croquer déjà coupés en quartier. Impossible de faire plus diététique. Cette nouvelle offre avait permis de développer un discours nutritionnel renforcé par une communication utilisant l’image de sportives plus ou moins connues.

La récente insertion presse (ELLE à table mars-avril 2005) en faveur des Minis de McDonald’s est surprenante à plus d’un titre.

1/ La simple page est un format à l’italienne, il faut donc faire pivoter le magazine pour lire l’annonce.

2/ L’annonce assimile les Minis à des bijoux (à porter en bague) et met en scène une femme digne d’une publicité pour une marque de luxe ou de parfum.

3/ La body copy est axée sur le seul plaisir. On est loin du discours diététique de la salade verte.

Finalement, McDonald’s reconnaît que le plaisir est une forte motivation dans les choix alimentaires et qu’il est possible d’alterner une alimentation sous contrôle et une alimentation plaisir sans aucune restriction.

Allez, il n’y a pas de mal à se faire du bien.

P.S. 1: A titre anecdotique, on notera la note en bas de page: « visuel non contractuel ». On en déduira donc que chez McDonald’s, les Minis ne sont pas vendus enchâssés dans une griffe en argent et que la clientèle n’est pas exclusivement composée de femmes fatales alanguies au fond du restaurant.

P.S.2 : On pourra recommander de déguster ses Minis avec un Nespresso (en double page dans ce même numéro de ELLE à table) dont l’accroche est « N’écouter que son plaisir » et dont le visuel montre un visuel de visage féminin dont les boucles d’oreilles sont des capsules de Nespresso (sic).

Accroches, visuels et codes couleurs sont interchangeables.