Lundi 31 mai, Le Docteur Michel Chauliac de la Direction Générale de  la Santé faisait un bilan du Programme National Nutrition Santé à l’invitation de l’agence Protéines, agence spécialisée dans le secteur de la santé grand public et du bien-être.

L’exposé passionné et enthousiaste avait l’avantage de rappeler quelques vérités que nous avons trop tendance à oublier.

- L’obésité n’est la seule problématique visée par le PNNS mais toutes les maladies pour lesquelles la nutrition peut avoir un impact (cancer, maladies cardio-vasculaires, etc.).
- La nutrition ne concerne pas les seuls apports alimentaires mais l’articulation des apports et des dépenses.
- Le PNNS n’est pas un idéal alimentaire.
- Il ne s’agit pas d’augmenter la consommation de certains aliments pour tous les consommateurs mais seulement pour les non ou les petits consommateurs.

Les idées fortes exposées méritent aussi d’être gardées en mémoire :
- La nécessite de la validité scientifique des messages émis.
- La globalité des objectifs (il ne s’agit pas d’améliorer la situation sur un paramètre si les autres paramètres se dégradent).
- Il s’agit bien de promouvoir des facteurs de protection de la santé et une baisse des facteurs de risques.
- Le PNNS ne recommande pas une alimentation normalisée mais intègre les facteurs culturels de l’alimentation plaisir en France.

- Le PNNS ne parle pas de nutriments mais bien d’aliments.
J’espère n’avoir rien oublié d'essentiel.

Un PNNS 2 devrait assurer le relais en 2006.


Le rappel des critères d’utilisation du logo a permis d’animer un peu la salle au delà d’un consensus justifié. Alors qu’on peut raisonnablement penser que l’objectif est de diffuser le plus largement possible les fondamentaux du PNNS, il apparaît quelques manques dans le dernier maillon de la chaîne. On comprend bien qu’il est impératif pour le PNNS de ne pas associer son logo à tout et n’importe quoi sauf à vouloir décrédibiliser sa signification. Néanmoins on peut regretter que les industriels de l’alimentaire (ceux qui fabriquent une partie significative de notre alimentation) et la grande distribution (ceux qui sont en contact avec les consommateurs au moment crucial de l’achat alimentaire) ne soient pas plus associés aux objectifs de promotion du PNNS. Ceci est d’autant plus regrettable que les industriels puis les distributeurs se sont emparés de la problématique nutritionnelle et émettent vers le consommateur un discours et des conseils avec des moyens importants. Une collaboration bien pensée est-elle possible ?

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