L’annonce, le 1er septembre 2005 par la direction de Cadbury-Schweppes, du souhait de vendre ses activités boissons en Europe, montre qu’une équipe de management talentueuse, des marques fortes et un profit conséquent (selon Todd Stitzer, CEO de Cadbury Schweppes) ne répondent pas forcément aux objectifs fixés par un groupe tel que Cadbury.

Le 1er objectif du groupe est de maximiser le retour sur investissement pour ses actionnaires. Or il s’avère que les perspectives de profit sont plus fortes encore sur le marché de la confiserie et des boissons aux Etats-Unis.

Pour le marché français, on rappellera que le groupe possède, entre autres, les marques Schweppes, Orangina, Oasis, Pampryl et Gini.

L’accélération des ventes en confiserie (6% en 2004 vs 3% les années précédentes) est expliquée par le groupe par ses investissements en marketing, innovation, technologie et dans la distribution.
Les positions acquises sur le marché des boissons aux Etats-Unis génèrent un profit et un cash-flow qualifiés d’élevés.

Conclusion 1 : on peut encore gagner de l’argent sur le marché alimentaire.

Conclusion 2 : on peut gagner encore plus d’argent sur le marché alimentaire.

Conclusion 3 : l’Europe n’apparaît pas suffisamment stratégique pour un groupe comme Cadbury-Schweppes pour le décider à rester alors que les perspectives de profit envisagées pour le marché US sont meilleures que les perspectives européennes.


Conclusion 4 : la liste potentielle des repreneurs semble riche.

Conclusion 5 : il sera intéressant de suivre qui reprend ces activités et à quel prix pour estimer la valeur des marques en cause.

Pour lire le communiqué de presse de Cadbury-Schweppes.