17 mai 2005
L’indice des prix à la consommation des produits alimentaires a baissé de 0,5%
L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2% pour le mois d’avril et l’indice des produits alimentaires et boissons non alcoolisées a baissé de 0,4%. Les seuls produits alimentaires ont baissé de 0,5%. Les prix des produits frais sont en baisse de 2,5%, ce qui est atypique pour un mois d’avril. Les prix de l’alimentation hors produits frais sont parfaitement stables (0%).
Au mois d’avril, ce sont donc les voyages, l’énergie et les carburants qui tirent l’indice à la hausse.
Sur les 12 derniers mois, les prix de l’alimentation sont en baisse de 0,2% avec des produits alimentaires à 0% et des boissons non alcoolisées à -2,1%. Les prix des produits frais sont en augmentation de 2,0% et les prix de l’alimentation hors produits frais sont en baisse de 0,4%.
Sur une base 12 mois, la quasi-totalité des catégories de produits alimentaires sont à la baisse. Seuls les légumes (+1,9%) et les poissons et crustacés (+1,3%) voient leurs prix augmenter.
Naturellement, l’observation de la variation de l’indice des prix à la consommation ne mesure pas le niveau absolu des prix ni leur perception par les consommateurs. Il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’augmentation des prix (mesurée par l’Insee) qui explique la morosité de l’alimentaire.
Pour en savoir plus sur l’indice des prix.
21 avril 2005
Recherche alimentaire
L'Agence Nationale de la Recherche a lancé un appel à projets dans le cadre du Programme National de Recherche en Alimentation et nutrition humaine (PNRA).
Ce programme traduit la volonté du gouvernement d'inciter le secteur de l’agro-alimentaire à investir davantage dans la recherche qui investit 1,3% de son taux de valeur ajoutée dans la recherche contre 6,5% pour les autres secteurs manufacturiers.
Cinq axes ont été retenus pour ce programme :
1 - Comportement des consommateurs
2 - Renforcement de la qualité
3 - Risques alimentaires
4 - Technologies propres et économes
5 - Adaptation nutritionnelle aux évolutions de l'alimentation et de l'environnement
On ne peut que saluer cet effort de la part de l’Etat. On ne peut que regretter la faiblesse de la recherche agro-alimentaire française. Cette faiblesse est certainement une des raisons (mais pas la seule) de l’atonie du secteur.
Vous pouvez consulter le texte de l'appel à projets sur le site internet de
l’Agence Nationale de la Recherche.
13 avril 2005
Geneviève n’aime pas les carottes
Dans un prélude au colloque "Faire la cuisine", organisé à Toulouse du 12 au 14 décembre 2005, Geneviève Cazes-Valette nous explique dans un article intitulé "Vol d'un coucou au dessus de mon nid" que, non seulement, elle n’aime pas les carottes (râpées ou vichy), mais qu’en plus, on est prié de ne pas trop marcher sur les plates-bandes de sa cuisine.
Sans dévoiler la teneur du papier (pour en savoir plus sur le « risque de l’enquête ethnographique pour l’ethnologue et les familles d’accueil », visiter
le site de l'OCHA), on s’intéressera ici à la problématique de l’observation des pratiques alimentaires et des pratiques qui entourent l’alimentation (approvisionnement, stockage, etc). Les observations de l’observée (lire l’article pour comprendre), renvoient d’une certaine manière au débat sur la pertinence de l’observation in-situ du comportement des individus plutôt que l’étude qualitative « traditionnelle » réalisée au travers de questionnaires en face-à-face individuels ou de réunion de groupes.
Ce débat a été récemment mis sur la place publique avec la publicité faite autour des méthodes d’investigation de Findus qui plutôt que de poser des questions à des individus qui ne savent pas toujours pourquoi et même comment ils font les choses (achats alimentaires, préparation des repas, consommation des aliments), a mis en œuvre une structure d’observation des comportements par caméras interposées.
Cette remise au goût du jour de l’observation façon télé-réalité se justifie par le succès marketing du retour de la marque Findus sur le marché des surgelés.
Naturellement, LA méthodologie d’étude parfaite n’existe pas. On sera donc d’accord avec toutes les remarques liées à la (sur)rationalisation des déclarations des interviewés au cours des enquêtes qualitatives ou quantitatives, à la difficulté compréhensible des individus à expliquer et comprendre leurs attitudes et comportements vis-à-vis de produits ou services et à la relation (impossible à « neutraliser ») qui s’instaure entre questionneur et questionné d’où des réponses partiellement biaisées.
Cependant la croyance que l’observation (forcément distanciée et rationnelle) des comportements permettrait de corriger tous ces biais est aussi pernicieuse. Tout outil permettant d’appréhender une réalité fausse de fait cette réalité par sa seule présence.
Le seul recours semble donc résider dans l’expérience, le savoir-faire et l’intelligence ;-) des hommes d’études et de marketing. Ouf !