02 septembre 2005
L'économie fait-elle la loi dans nos assiettes ?
L’ Institut Francais pour la Nutrition organise un colloque – à Paris le 29 septembre 2005 – ayant pour thème "L'économie fait-elle la loi dans nos assiettes ? Déterminants économiques des choix alimentaires".
Les interventions porteront, entre autres, sur
- L’impact des contraintes économiques et sociales sur l’alimentation,
- Coût de l'alimentation et conséquences sur le comportement alimentaire,
- La cohérence entre les politiques agricoles, économiques et de santé,
- Le point de vue de l’industriel.
En savoir plus sur le mangeur-ocha.
30 août 2005
La Semaine du Goût
L’édition 2005 de la Semaine du goût se déroulera du 10 au 16 octobre 2005 prochain. Cet événement initié en 1990 par la Collective du Sucre a su diversifier ses partenaires pour élargir son propos et s’institutionnaliser.
Les professionnels des Métiers de Bouche doivent encore plus s’investir dans cet événement qui offre une formidable vitrine à leur savoir-faire et à leur raison d’être. L’éducation du goût n’est pas qu’une affaire de cuisiniers de haut vol mais bien l’affaire de chacun au quotidien. Plus largement, face au déclin de la « conscience alimentaire », ce sont l’ensemble des acteurs de l’alimentaire qui pourraient s’impliquer pour donner une dimension plus importante à cet événement.
En savoir plus sur le site de la Semaine du Goût.
02 juin 2005
PNNS, bilan, perspectives et regrets
Lundi 31 mai, Le Docteur Michel Chauliac de la Direction Générale de la Santé faisait un bilan du Programme National Nutrition Santé à l’invitation de l’agence Protéines, agence spécialisée dans le secteur de la santé grand public et du bien-être.
L’exposé passionné et enthousiaste avait l’avantage de rappeler quelques vérités que nous avons trop tendance à oublier.
- L’obésité n’est la seule problématique visée par le PNNS mais toutes les maladies pour lesquelles la nutrition peut avoir un impact (cancer, maladies cardio-vasculaires, etc.).
- La nutrition ne concerne pas les seuls apports alimentaires mais l’articulation des apports et des dépenses.
- Le PNNS n’est pas un idéal alimentaire.
- Il ne s’agit pas d’augmenter la consommation de certains aliments pour tous les consommateurs mais seulement pour les non ou les petits consommateurs.
Les idées fortes exposées méritent aussi d’être gardées en mémoire :
- La nécessite de la validité scientifique des messages émis.
- La globalité des objectifs (il ne s’agit pas d’améliorer la situation sur un paramètre si les autres paramètres se dégradent).
- Il s’agit bien de promouvoir des facteurs de protection de la santé et une baisse des facteurs de risques.
- Le PNNS ne recommande pas une alimentation normalisée mais intègre les facteurs culturels de l’alimentation plaisir en France.
- Le PNNS ne parle pas de nutriments mais bien d’aliments.
J’espère n’avoir rien oublié d'essentiel.
Le rappel des critères d’utilisation du logo a permis d’animer un peu la salle au delà d’un consensus justifié. Alors qu’on peut raisonnablement penser que l’objectif est de diffuser le plus largement possible les fondamentaux du PNNS, il apparaît quelques manques dans le dernier maillon de la chaîne. On comprend bien qu’il est impératif pour le PNNS de ne pas associer son logo à tout et n’importe quoi sauf à vouloir décrédibiliser sa signification. Néanmoins on peut regretter que les industriels de l’alimentaire (ceux qui fabriquent une partie significative de notre alimentation) et la grande distribution (ceux qui sont en contact avec les consommateurs au moment crucial de l’achat alimentaire) ne soient pas plus associés aux objectifs de promotion du PNNS. Ceci est d’autant plus regrettable que les industriels puis les distributeurs se sont emparés de la problématique nutritionnelle et émettent vers le consommateur un discours et des conseils avec des moyens importants. Une collaboration bien pensée est-elle possible ?
En savoir plus sur le PNNS.
31 mai 2005
Street marketing à sucer
A l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, aujourd’hui mardi 31 mai 2005, Chupa Chups m’a offert une sucette avec une carte postale titrée « Sucer, l’alternative saine et fun au tabac ! » et signée au dos « aide à surmonter la dépendance au tabac »
Je ne sais pas si le PNNS considère le taux de glucides d’une sucette comme "sain", mais l’opportunisme est néanmoins sympathique et bien perçu par le public.
Findus et Kellogg’s récompensées aux 1ers Trophées Marketing Magazine
Rachel Picard, Directeur marketing et ventes de Voyages-SNCF.com en 2004, récemment nommée directrice générale adjointe a été désignée "Homme marketing de l'année 2005".
Le secteur de l’alimentaire est représenté grâce au troisième prix obtenu par Matthieu Lambeau vice-président marketing et innovation de Findus Europe. Pour mémoire, Matthieu Lambeau a relancé la marque Findus sur le marché des surgelés avec une stratégie marketing fondée sur la simplicité et l’innovation « raisonnée ».
Le secteur de l’alimentaire est aussi représenté dans les Trophées de l’innovation marketing, catégorie Marketing Relationnel, avec la marque Kellogg’s. Avec Kids & Mums, Kellogg’s – Agence K Agency - s’est adressée autant aux enfants qu’aux mamans pour expliquer les principes d'une bonne alimentation au travers d’un CD ROM et un site internet.
30 mai 2005
La semaine fraîch’attitude
Du 27 mai au 5 juin se tient la semaine fraîch’attitude. En opposition au trop de gras, trop de sel, trop de sucre, partiellement responsables de l’augmentation de l’obésité en France, l’APRIFEL, l'Agence Pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes Frais veut promouvoir un retour vers la naturalité et rompre avec la dérive industrielle de notre alimentation.
Toute personne ayant des responsabilités dans l’alimentation ne peut que saluer les efforts visant à soutenir la consommation du végétal (sans pour autant l'opposer à d'autres univers). Il n’en reste pas moins que les légumes souffrent de plusieurs handicaps face à l’évolution des modes de vies. On citera, à titre d’exemple, la complexité et le temps nécessaires à leurs mises en œuvre sans parler du poids du cabas au retour du marché.
C’est pourquoi l’industrie, de manière apparemment paradoxale, n’est pas forcément l’ennemie de la consommation de fruits et légumes. D’une part le produit industriel (conserve traditionnelle, surgelé, barquette sous atmosphère modifiée) peut permettre de faire entrer les fruits et légumes dans des foyers qui les ont abandonnés, ensuite, ce produit industriel peut servir de marchepied vers une consommation de produits frais en étant soit un mode d’apprentissage du produit végétal frais soit une alternative pertinente à ce même produit végétal frais.
Cette semaine est néanmoins une bonne occasion de mobilisation de la filière et de faire en sorte que la rencontre se fasse avec LE consommateur à l’occasion des actions de proximité mises en oeuvre que ce soit en direct ou au travers de la restauration hors domicile qui offre un potentiel de contact en progression pour les fruits et légumes frais.
Pour connaître les opérations de la semaine de la Fraich’attitude.
14 avril 2005
Sommet Mondial du Commerce Alimentaire
Le prochain Sommet Mondial du Commerce Alimentaire – organisé par le CIES – The Food Business Forum à Budapest du 22 au 24 juin 2005 - aura pour thème « La distribution alimentaire aujourd’hui ? Maîtriser un environnement en mutation. »
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet du Sommet est en plein dans l’actualité.
Tous ceux qui s’intéresse à la distribution de l’alimentaire (et les industriels ne peuvent en faire l’économie) pourront donc challenger leurs propres stratégies et mieux comprendre pourquoi de plus en plus de clients font leurs achats chez ALDI, pourquoi des formats de magasins sont adaptés à leur clientèle et ce qu’entendent les consommateurs par «en avoir pour son argent».
Zygmunt Mierdorf, directeur des systèmes d’information du Groupe METRO parlera de l’évaluation stratégique des implications de la RFID pour la distribution alimentaire. Un sujet sensible. On rappellera que la RFID pour Radio Frequency Identification, permet l’auto-identification d’un produit grâce à une étiquette de la taille d’un point. Si les possibilités ouvertes par cette technologie sont extrêmement nombreuses, les distributeurs devront prendre l’initiative de répondre aux questions éthiques que soulève la RFID pour pouvoir s’assurer d’une utilisation maîtrisée (A quand un scanning des clients à l’entrée des magasins ?).
Pour en savoir plus sur le sommet.
Pour en savoir plus sur le CIES.